Popote, ma Pote. La poisse c'est comme l'oreille musicale, tu l'as ou tu l'as pas... Puis elle c'est barré, elle l'a trouvé, le mec de sa vie. Le bon. Il lui a dit tu me suis ? Elle a répondu Oui. Mieux qu'un mariage, mieux qu'une promesse. Elle c'est taillée. Avec lui, sur son île, comme dans un roman. Elle me manque Popote. Parce qu'elle était ma pote de Manif, ma Pote de récréation, ma pote de Terminale, ma Pote voisine de cité U, ma pote de whisky. Elle me manque ma Pote. Avec Elle j'ai gueulé sous les drapeaux rouge, j'ai bu des bière, j'ai hurlé devant les guitaristes, j'ai écouté ses hisoires poisseuses, elle a entendu mes folies amoureuses, elle a lu mes poésies, on a rit devant le prof d'économie, on a fait chier les garçons, on a mangé des sucettes en c½ur à la cerise, on s'est empiffré de sandwichs pas chers. Elle a pleuré sur mon épaule et j'ai chialé dans ces bras. On a regardé des tas de films bien ou moins bien, on a marcher des heures et des heures pour rien, pour rien du tout. Mais on s'en foutais, on s'en foutais parce qu'on était Deux, Elle et puis Moi. Elle EST moi. On nous a confondu des centaines de fois quand on avait 16 ans. Maintenant la vingtaine nous chope, nous éloigne et nous piétine. Elle me manque ma Pote. Ma Popote.
Je crois que je ne lui ai pas assez dis que je l'aimais... Putain me Pote, Je t'Aime. Et ça me tord le bide de ne pas pouvoir te le dire en face.